Des gars, une fille, du whisky.

Non, Lectorat, il ne s’agit pas du pitch d’un film érotico-bof de série Z. C’est l’intitulé de ma chanson de geste racontant mon trip au Whisky Live 2015 .

Pourquoi? Comment?

Et bien, parce que Jesoussignée a découvert il y a peu que

A) son palais délicat était devenu suffisamment aguerri pour se frotter aux charmes rugueux du whisky

B) bien qu’aimant ça, elle n’y connaissait rien. Que dalle. Tripette.

Et il se trouve que le frère à Mireille, Mathieu, est lui-même grand amateur d’eau-de-feu (uisge beatha , en gaélique, voilà j’ai placé ma référence étymologique, je peux arrêter ce post.)

giphy les inconnus
Reviens, gamin, c’était pour rire.

 Et voilà donc qu’entre deux bouchées de la galette des rois de la Crémière (pâte feuilletée maison-frangipane maison-poire-chocolat-tu peux pas test), Mathieu me propose de l’accompagner, lui et sa bande de joyeux drilles, à leur escapade annuelle au Whisky Live, le salon du whisky de Spa. Ni une ni deux, j’ai dit oui. Ni trois ni quatre, on a réservé ( non ça ne veut rien dire, mais ni une ni deux non plus, je vous ferais remarquer).

Et c’est comme ça que je me suis retrouvée, un 6 février, à bord d’un minibus exigu, seule au milieu d’une meute d’orang-outans d’une bande de trentenaires qui avaient parqué femmes et enfants devant la rediff’ de The Voice pour aller jouer les Mad Men au centre culturel de Spa.

Pourquoi j’ai dit oui, déjà?

Primo: à quoi ça ressemble-t-y donc, un salon du whisky?

Whisky Live 2015

 

En gros, à un croisement entre une boîte de nuit et un cocktail dînatoire (sans nourriture). C’est grand, mais pas trop car il faut pouvoir s’y retrouver, même imbibé. C’est chic, tout en lumières lounge et ambiances feutrées. C’est plein de stands avec des messieurs en smoking/des filles en cuir/ des producteurs en chemise qui vous servent leur meilleur jus dans votre verre de dégustation avec moultes explications et sourires.

Secundo: en tant que novice complet et/ou membre de la gent féminine, est-il pertinent de se rendre au salon du whisky?

OUI et OUI. Certes, le public est largement masculin, hormis quelques légitimes qui suivent leur moitié avec plus ou moins d’intérêt. Malgré cela, on ne m’a pas (trop) regardée comme une bête curieuse. Mais il faut dire que j’avais autour du cou un énorme appareil photo qui force le respect (les gros joujoux, ça impressionne toujours les mecs).

Blague à part, même si le whisky est un alcool à l’imagerie très masculine et un peu intimidante, et qu’il peut sembler complexe et difficile à appréhender, il n’en est rien. Ce genre d’événement est l’endroit parfait pour le découvrir. On peut flâner, goûter et discuter avec des spécialistes qui se font une joie de répondre à toutes vos questions. C’est aussi l’occasion de goûter à des produits d’exception (et souvent hors budget pour le curieux moyen), et se faire une idée décomplexée de ce que l’on aime ou pas.

Pour ma part, j’ai d’abord suivi Mathieu qui se dirigeait d’un pas décidé vers le stand de The Belgian Owl, whisky belge (hé oui) et accessoirement le seul que je connais bien. Produit sur les hauteurs de la province de Liège depuis 2004. le whisky d’Etienne Bouillon s’est déjà taillé une belle réputation au sein de ce monde assez sélect. C’est un whisky encore jeune, qui a tiré de sa Hesbaye natale des arômes complexes où dominent la poire et la prune. Personnellement, il me rappelle aussi certaines eaux-de-vie de grappa vieillies, par son côté miellé. C’est d’ailleurs le seul achat que j’ai fait ce soir-là (quasiment un investissement de collectionneur, la production étant très limitée).

Belgian Owl

Pour la suite, je me rends compte que cet article pourrait être très, très long, si je devais raconter par le menu tout ce que j’ai goûté, aimé, détesté, appris…

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Merci à « Mike » (à droite) pour m’avoir patiemment expliqué pendant une demi-heure, dégustation à l’appui, la différence entre les appellations » corn whisky », « bourbon » et « Kentucky bourbon ». J’ai pas tout retenu, mais un jour je réviserai et je vous en parlerai.

 

Je me contenterai donc d’épingler mon gros coup de coeur de la soirée: Le « Liquorice Spiral » 1992 de chez Wemyss Malts, fière distillerie familiale écossaise qui était représentée sur place par une des patronnes.

Outre les mille arômes subtils dont la description m’échappe, je retiens surtout la chaleur et le piquant d’un bois de réglisse liquide, avec juste le côté sucré et fleuri des graines d’anis. Un vrai coup de foudre.

Wemyss Liquorice Spiral

 

BREF,

Le Whisky Live, c’est pour vous si:

– Vous vous intéressez au whisky mais que l’épaisseur de la matière vous rebute

– Vous pensez aimer ça mais n’en êtes pas certain

– Vous rêvez de bouteilles impayables sans pouvoir/oser casser votre tirelire

– Vous êtes juste curieux des bonnes choses de la vie (et avez quand même déjà un penchant pour les alcools secs)

Le Whisky LIVE, c’est ENCORE MIEUX si:

– Vous pensez à vous caler l’estomac avant (et après aussi, si vous prenez le volant)

– Vous y allez accompagné (évitez quand même d’être plus de cinq, ça devient vite ingérable)

– Vous vous munissez d’un amateur confirmé (merci Mathieu)

– Vous prenez des notes et surtout…votre temps.

 

Je reviendrai sans doute sur le sujet à l’avenir, au fil de mes découvertes. D’ailleurs, si vous avez de bons noms à me souffler, ne vous gênez surtout pas !

PS:  En passant, ceci est mon dixième post, et vous êtes déjà près d’une centaine à vous intéresser à mes divagation culinaires. Merci ! (Mais continuez d’en parler autour de vous: le dernier arrivé se tapera la vaisselle. )

 

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