A comida portuguesa: on a mangé Porto (Première partie)

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Olà Lectorat,

Si tu nous suis un brin sur Instagram ou sur Facebook, tu sais déjà que Mireille et moi revenons à l’instant d’un voyage idyllique  au Portugal (prononcez poutougâl). Tandis que Mireille boude dans sa chambre en attendant la suite des vacances (et franchement elle a raison), je me retiens de faire pareil en m’attelant à la narration de nos aventures gustatives.

                       A ce qu’il paraît, ça s’appelle une dépression post-rentrum.

Nous revenons donc de deux semaines à Porto, semaines pendant lesquelles, tu t’en doutes, nos papilles n’ont point chômé. Pour planter le décor en quelques mots: Porto (Oporto , “le port”), c’est la deuxième plus grande ville du Portugal, après Lisbonne. Porto c’est “la capitale du Nord”, une cité de commerce et de voyageurs, plantée entre l’Atlantique et le fleuve Douro, qui abreuve la vallée où l’on produit le vin de porto. C’est une ville colorée et bordélique, avec ses façades étroites, ses rues minuscules qui montent tout droit vers le ciel, ses ponts, ses bateaux, ses trams, et ses mouettes aussi bruyantes que les habitants sont, eux, discrets.

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Porto, c’est aussi et surtout une ville où on mange à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.

A part une brève incursion ici, je ne connaissais pas grand-chose à la gastronomie portugaise. J’ai donc appréhendé ces vacances en bonne exploratrice de la bouffosphère, avec enthousiasme, curiosité et une dalle permanente.

Vu la durée de notre séjour (et tout ce qu’on a mangé), il  y a vraiment beaucoup à raconter et à expliquer, ce sera donc un post en plusieurs parties.

DISCLAIMER: Amis vegans, glutenophobes et allergiques de tous poils, sachez qu’ici, vous allez galérer. Parce que la cuisine portugaise, c’est essentiellement du poisson ou de la viande, du pain, des pommes de terre et des oeufs. Les légumes sont rares, et un plat sans protéines ni féculents est un plat…Vide.

En bonnes omnivores, nous par contre, on a pris notre pied.

Chapitre Premier: le poisson (Peixe)

En matière de poisson, le fleuron de la cuisine portugaise, c’est évidemment la morue (bacalhau), suivie de près par la sardine (sardinha).  L’Atlantique tout proche offre une pêche abondante, et le poisson, traditionnellement considéré comme un “aliment du pauvre”, entre dans la composition de quantités de recettes traditionnelles, où l’on a redoublé de créativité pour faire oublier qu’on mangeait chaque jour la même chose. La morue, c’est ce que j’appelle un poisson-viande: gras et épais, qui fond en bouche et se mâche comme un bon steak. Frit, grillé, rôti ou déguisé en quenelles, c’est à chaque fois une bonne surprise.

A goûter absolument (liste subjective et non exhaustive blabla) :

Les sardines grillées ou frites (sardinhas assadas/frites)IMG_20150719_205153

La morue aux oignons à la mode de Braga ( O Bacalhau a moda de Braga) qui a presque fait pleurer Mireille de bonheur

IMG_20150714_212825Le poulpe (polvo) ou les encornets grillés (lulas assadas)

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Les quenelles de morue (bolinhos de bacalhau) tout restaurant qui se respecte fait les siennes

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Si vous aimez ça, faites comme nous, gavez-vous:  c’est le paradis pour ça. Si vous pensez ne pas aimer le poisson, faites quand même le test, vous pourriez être surpris.

Note: La plupart des plats de résistance sont servis avec du riz blanc ou à la tomate et aux haricots et des frites ou des chips maisons.

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Oui Lectorat, tu as bien lu: du riz ET des frites. Au bout de trois jours, tu peux faire le trépied sur ton intestin. Donc un conseil, fais comme nous: demande l’un OU l’autre, ou, mieux, commande une salade de crudité à part.

Note 2: C’est contre-intuitif mais sache, Lectorat,  que si tu te goinfres à petit budget, le poisson (surtout pêché du jour) est sans doute le choix le plus économique que tu pourras faire au restaurant (même si le Portugal affiche des prix tellement bas qu’on avait souvent honte en réglant l’addition.)  A titre informatif, un plat de sardines ou de poisson frit coûte dans les 5 euros, un plat de morue 10 euros maximum. Un conseil donc: si la carte n’affiche que des prix à deux chiffres/proches de ceux de Bruxelles, passe ton chemin, il s’agit sans doute d’une enseigne à touristes et tu risques d’être déçu.

Nos adresses préférées à Porto pour le poisson:  Brasa Dos Leoes (avec vue sur l’université) et O Marinheiro, dans le très joli quartier de Cedofeita (ville haute).
Il se fait tard. Demain, je vous parle de viande, de pain et de gâteaux. Boa noite !

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