A comida portuguesa: on a mangé Porto ( Deuxième partie)

Boa tarde. (Pour ceux qui étaient absents au cours précédent, voir ici).

Chapitre deuxième: la viande (carne)

Si malgré tout, je n’ai pas réussi à vous convaincre que le poisson portugais c’est le meilleur du monde (à égalité avec celui de la Sicile), sachez que la viande se défend aussi. On n’en a pas mangé beaucoup, mais épinglons quand même:

A Bisteca assada : le steak grillé tout simple et tout bon

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                  Photo volée sur TripAdvisor, pour la bonne cause.

( Où en manger: chez O Caraças pour le côté cuisine de famille et la vue imprenable sur les toits en prime)

Les rojoes a moda do Minho: le plat qui nous a tuer.

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Sachez déjà que “rojoes” ne signifie pas rognons mais “sauté de porc”. Sachez ensuite que cependant, les rojoes “a moda do minho” sont préparés avec du sang de porc cuit , du foie et de la tripe. Le tout servi avec…Bah oui, du riz et des pommes de terre (sinon c’est pas drôle). C’était bon, mais mon estomac a mis douze heures à s’en remettre. Niveau de difficulté 3, pour joueur expert. (Où en manger: où vous voulez, mais pas trop loin des toilettes quand même.)

O prego: LA spécialité carnivore à ne pas rater!

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Et alors oui, au Portugal, vous avez le wifi à peu près partout. A ce niveau-là, la Belgique peut aller se rhabiller fissa…

Le prego est au Portugal ce que la pitta est à la Grèce et le burger aux Etats-Unis: de la viande entre deux tranches de pain. En gros ça ne réinvente pas la roue. Mais la viande, c’est une fine escalope de boeuf toute juteuse, et le pain, un “bolo de caco”, un pain compact et moelleux à base de de blé et de patate douce, originaire de l’île de Madeire.

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Peu importe l’assaisonnement choisi, ça marche à tous les coups. (Où en manger: chez Zé do prego, parce que c’est leur spécialité, et que c’est dans un super quartier, à côté d’une super boulangerie.)

Et voici que le bolo de caco m’amène habilement à mon chapitre suivant:

Chapitre troisième: le pain (pao)

Comme je vous le laissais entendre dans le post précédent, les portugais adorent le pain. Et quand je dis “adorent”, c’est au sens premier du terme. Si le pain occupe une place importante dans la gastronomie occidentale en général, le Portugal se démarque par ce qui semble être un véritable culte au pain, sous toutes ses formes et dans toutes ses nuances. Là où les autres pays semblent n’avoir retenu, au fil du temps, qu’une ou deux cérales de prédilection, au Portugal on n’aime pas choisir. Pain de maïs, de seigle, de froment, baguettes, sandwiches ou pain de mie “gâteau” , on recense environ 70 variétés de pain très différentes les unes des autres et toutes consommées régulièrement pendant et entre les repas.

(c) corte latino
(c) corte latino

Un détail amusant: chaque boulangerie propose des dizaines de variétés de petits pains de table, pour quelques cents la pièce.

(Pour les monomaniaques parmi vous: sachez que l’anthropologue française Mouette Barboff a carrément consacré dix années de recherches à la fabrication du pain au Portugal, avec livre et conférence à la clé. Je vous fais grâce du résumé, même si perso j’ai trouvé ça passionnant).

On trouve aussi au comptoir quantité de pains farcis ou fourrés à base de préparations salées.

Mes deux favoris: le lanche misto (un genre de pain au lait fourré au fromage et au jambon cuit) et le pao com chouriço, une spécialité où le chorizo est intégré à la pâte avant le passage au four, ce qui fait que le pain en cuisant s’imbibe du gras épicé de la viande. (Si tu salives, c’est normal, j’ai utilisé “pain”, “gras” et “épicé” dans la même phrase. C’est ce qu’on appelle un ascenseur émotionnel.)

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J’oubliais: les portugais sont aussi les champions de la « tosta » ou « torrada », le next level du croque-monsieur.

Bref, je ne peux que vous inviter à passer la porte d’une “padaria”, ça vaut vraiment le détour, à plus forte raison si vous avez justement un petit creux.

Dulcis in fundo, la prochaine fois, si vous êtes sages, je vous parlerai (enfin) de desserts, d’alcool, et je vous expliquerai comment commander un café sans vous mettre à pleurer.
Até logo hein dis.

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