Chronique « C’est presque sérieux » 07/01/2016: R.E.S.P.E.C.T.

Meilleurs voeux, cotillons, violence ordinaire et agression: petite mise au point festive sur les cendres encore tièdes de 2015.

Lien vers le podacst (billet à xx:xx):

Cher tous, permettez-moi avant tout de vous présenter avec une semaine de retard, tous mes voeux pour l’année nouvelle. Je ne sais pas ce que vous avez fait pour les fêtes, et je m’en fous un peu,  mais personnellement, je tenais juste à crâner et à raconter que perso j’ai eu la chance de finir l’année en Italie, où, en fort bonne compagnie, j’ai enterré 2015 la rouge dans le sang de la vigne.

Il y a un dicton italien assez amusant et un brin canaille qui prétend que “Chi scopa a capodanno scopa tutto l’anno”, autrement dit “Qui fait l’amour au Nouvel-An fera l’amour toute l’année à venir.” Il y a fort à parier que ce dicton plein de bon sens populaire sera une véritable consolation pour toutes celles qui, ce 31 décembre à Cologne, se sont fait sauter dessus comme un plateau de zakouskis à l’ouverture du buffet, piégées au milieu d’une foule compacte entre un “Ohhh la belle verte et un “Ooooh la belle rouge”.

Fort heureusement, les autorités locales et limitrophes prennent l’affaire très au sérieux et après avoir immédiatement communiqué sur l’affaire, avec 4 jours de retard, chacun s’est fendu de son petit conseil pour éviter que de pareilles horreurs ne se reproduisent.

La palme revient quand même au maire de la ville de Cologne, Henriette Reker, qui conseille aux femmes de respecter « une certaine distance de sécurité, plus longue que le bras » avec les inconnus. En tant que femme et bonne journaliste d’investigation, je n’ai pas attendu mon retour pour appliquer ce précieux conseil, que j’ai testé pendant mon vol Ryanair qui me ramenait vers la Belgique, mes voisins de siège étaient pas hyper ravis, mais dès qu’on s’y habitue ça va , en plus vous verrez, marcher les bras écartés ça fait des biceps d’enfer (faites juste gaffe quand même dans l’ascenseur).

On saluera aussi, dans un autre style, la prise d’initiative de Théo Francken, notre secrétaire sur le tas à l’Asile et la Migration, qui, dans la foulée, a décidé d’introduire des cours sur la manière de se comporter avec les femmes et de les respecter, cours réservés… aux migrants, parce que, je le cite: “Beaucoup de jeunes hommes célibataires arrivent chez nous et ne sont pas habitués aux contacts avec les femmes.” Oui parce que c’est bien connu, la femme c’est une invention Européenne, au-delà du bassin Méditerranéen on a soit des hermaphrodites, soit des populations mâles qui se reproduisent par génération spontanée, du coup la seule vue d’une entité inconnue, qu’il s’agisse d’une femme, d’un commissariat ou d’un retraité de Walcourt, provoque chez ces jeunes sauvages des réactions incontrôlables.  

Si j’applaudis des deux mains cette idée de cours sur le respect de la femme, je reproche au gouvernement de faire encore une fois de la politique à deux vitesses et de favoriser encore une fois les migrants, au détriment de la population belge! Ignore-t-il, le gouvernement, que beaucoup de jeunes hommes célibataires naissent et grandissent chez nous et ne sont malgré tout pas habitués aux contacts avec les femmes? Et que, dans leur ignorance, ces pauvres gars bien de chez nous en sont réduits à céder à leurs pulsions et à se frotter aux filles dans le métro, dans la rue et aux concerts, tout ça parce que Théo Francken a décidé que les cours de respect, ce n’était pas essentiel pour eux?  

Bref, au risque de vous décevoir, mon histoire ne dit pas si en 2016, je ferai l’amour toute l’année, mais pour les douze mois à venir en tout cas, je souhaite et je veux que tout soit positif dans ma vie, tout sauf si possible un éventuel test de grossesse. Honni soit qui mal y pense, j’embrasse d’ailleurs bien fort toutes les femmes enceintes de ma connaissance, loin de moi l’envie de critiquer celles qui font ce choix courageux de se déformer à vie pour perpétuer la grandeur de la race humaine. En plus, j’adore les enfants. (Cela dit, j’adore aussi les grenouilles, les loukoums et les balles magiques multicolores, donc cette affirmation signifie peu de chose, si ce n’est ma passion pour les petits objets moelleux, je trouve que ça déstresse.)

Mais plus sérieusement, tant qu’on n’aura pas réparé cette société où on recommande aux filles de tenir le monde à bout de bras pendant que la majorité des garçons croisent les leurs, j’aurai trop peur d’y lâcher un môme de plus, et ce, peu importe son sexe.

 

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(c) Ayesha Mir

 

 

 

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